001.«SOME VIDEODIALOGUE» WITH OTHER ARTISTS | Cécile Bourne-Farrell, 2010

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Mohssin Harraki termine cette année sa dernière année à l’école des Beaux-arts de Dijon.  Cet artiste qui travaille autant avec la vidéo, la photographie ou la performance, porte une attention particulière sur notre monde où les repères sociaux et culturels ne sont pas ceux qu’il connaît du Maroc où il est né en 1981 et où il a fait une partie de ses études à Tétouan et après en France, à Toulon.

La première série de vidéos montrées ici questionne certains enjeux sociaux d’une façon très modeste en interrogeant ses homologues, c’est-à-dire, des artistes avec lesquels il a eu l’occasion de collaborer ou de travailler l’année passée. Les questions posées à ces artistes plus ou moins connus n’ont rien à voir à priori avec l’art, mais questionne le racisme dans l’actualité comme par par exemple à l’occasion de l’élection de Barack Obama ou celle du Maire Rotterdam. Est-ce que ces changements vont modifier quelque chose dans le monde ? Est-ce que le racisme existe au monde à cause du pouvoir religieux ou politique ou de l’argent ?La durée de ces vidéos varie de 6 à 11 minutes, temps suffisant pour réagir et échanger avec les autres visiteurs de l’exposition. L’artiste a essayé de capter la réaction des personnes qui l’entourent. Il ne s’agit donc pas de documentaire, mais plutôt un témoignage sur la façon dont ces artistes voient  le monde à un moment donné.Mohssin Harraki aimerait faire une série de témoignages, comme un livre-vidéo en fonction de l’actualité et de personnes qui acceptent de parler de questions aussi sensibles devant la caméra.

Dans un travail antérieur, l’artiste avait réalisé un projet intitulé « Viande du Maroc » (2007) qui consistait à costumiser une caravane dans laquelle il a habité durant 3 mois. Il a recouvert la caravane de codes barre indiquant qu’il s’agissait de viande, de produit en provenance du Maroc …. Là aussi, directement dans l’espace public, l’artiste questionne à sa façon ses contemporains. Dans un autre projet « le Jeûne »  (2007) il est intervenu sur une place à Toulon où il a mit deux chaises et une table, pour discuter.

Mohssin Harraki cherche à mettre ses collègues-artistes dans une situation différente de celle qu’ils pensent connaître, car souvent entre artiste on parle d’art, mais pas d’actualité . Mohssin Harraki procède souvent en déplaçant les intérêts des personnes dans un autre domaine et qui concerne aussi une plus large proportion de personnes.

 

 

 

 

Cécile Bourne-Farrell 2010,  Saint-Ouen, France

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